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Décembre 2019

Surf en Islande avec le nouveau Land Rover Defender | Globes terrestres artisanaux à Londres chez Bellerby & Co | Galerie de photos aériennes à couper le souffle | L’auteure Helen Russell part sur la piste du bonheur. | Nouvelle exclusive de Jean McNeil

pouvoir, on oublie les

pouvoir, on oublie les gens dans le besoin. Il y a des laissés pour compte. Combattre pour un peuple, son pays, c’est autre chose. Le feeling là-bas était différent. Je n’avais pas vu ça depuis longtemps. Comment était l’ambiance au Nigéria ? Très bonne. C’est différent du Royaume-Uni. Dans tous les pays qui vont bien économiquement, je pense qu’il n’y a pas de vraie inquiétude. Là où il y a un gros fossé, je ressens une vraie énergie. Là-bas, vous avez tweeté un titre de la légende musicale africaine Fela Kuti... J’ai rencontré un de ses fils qui agit pour les pauvres. Il m’a envoyé plein de chansons en disant « Tu dois écouter de la musique qui a du cœur, la mélodie qui résonne en toi. Tu ne peux pas écouter des chansons qui parlent de meurtre, de drogues ou de femmes, parce que c’est de ça que tu nourris ton esprit. Tu dois écouter de la musique qui parle à l’âme. ». Dans le monde de la boxe, d’abord c’est ta passion — ça, c’est une cause. Ensuite, ça devient « est-ce que tu es connu, combien tu gagnes ? ». Ta cause devient un objet, plus ton âme. Il ne faut jamais oublier que tu te bats pour une raison. Le boxeur Marvin Hagler a dit : « C’est dur de se lever à 5h pour aller courir quand on dort dans des draps de soie. ». Vous êtes d’accord ? Oui, un peu. Ma vie était en vase clos, salle d’entraînement, maison, salle, maison, hôtel, vacances, mais il faut suivre son instinct. Quand vous avez dix personnes qui vous disent soudainement que quelque chose est bon pour vous là, il faut suivre son instinct et se rappeler que ce n’est pas ça qui vous a amené jusque là. Vous êtes proche de votre père. Quel rôle a-t-il joué dans votre reconstruction après la défaite ? Je sépare ma vie sportive de ma vie familiale. Mon père vient me soutenir, il est passionné donc si je perds ou même quand je gagne, il est à fond. C’est une bonne énergie. Mais le reste, c’est mon équipe et moi. J’ai beaucoup d’opinions intéressantes autour de moi sur ce que je dois faire donc je vois mon père comme mon père, comme un soutien, et je soigne notre relation. Je ne veux pas l’impliquer trop dans mon sport. Vous dites avoir appris de Wladimir Klitschko sur comment être un champion. Oui, j’ai souvent discuté avec Klitschko. Il a dit des choses que je savais instinctivement. « LA DIFFÉRENCE ENTRE BON ET TRÈS BON, C’EST COMBIEN ON PEUT ENCAISSER. » Il m’a dit des choses sur mon entraînement que je ne faisais pas, ce dont j’avais un peu payé le prix. Mais je balaie, je reconstruis et je repars. J’adorerais travailler avec lui mais je ne suis pas chef de mon équipe, c’est collectif, donc il y a comment il s’intégrerait. Donc je prends les conseils avec du recul et j’applique. À quoi pensez-vous dans les 15 minutes qui précèdent un combat ? Pour un match, je ne peux pas penser « Si je gagne, j’ai cette soirée après » ou « il faut que j’aille à cette réception demain ». Plus rien n’est important. Je dois faire en sorte que la seule chose pertinente soit de gagner le combat. Sur le ring quand la pression est extrême, comment faites-vous pour continuer à y aller ? Le corps n’aime pas souffrir donc beaucoup de gens lâchent et c’est la différence entre bon et très bon, combien on peut encaisser. En décembre 2015 quand ce crochet du gauche de Dillian Whyte vous a sonné, vous décidez de continuer le combat plutôt que de poser le genou pour récupérer. Qu’est-ce qui vous a motivé ? Si je sais que je suis encore capable de prendre cette décision, je peux encore combattre. Si ce processus mental de décision est là, ça veut dire que je ne suis pas déconnecté de mon corps. Ça aurait été différent s’il m’avait touché et que je ne savais plus où j’étais. Mais si je suis encore debout, je reste debout et je démêle la situation. Quand Ruiz m’a touché à la tempe, je ne savais plus où j’étais ! J’ai essayé de continuer à me relever mais c’était difficile. David Beckham parle de son but contre Wimbledon comme de celui qui a changé sa vie. Quel est le coup qui a changé la vôtre ? Je ne me définis pas par un coup de poing. Entrer dans une salle de boxe a changé ma vie. Pourquoi une ascension si rapide ? On a vu quelque chose en vous ? La détermination. Je ne manque jamais l’entraînement. Pas pour être en forme, je vis la boxe. Au début de ma carrière, cette passion, cette motivation, mes capacités innées suffisaient. Aujourd’hui, il me faut le savoir en plus, la science, pour écrire une page de l’histoire de la boxe. En amateur, je peux enchaîner les coups pendant trois rounds, stopper le gars, boum ! Il ne se relève pas. Avec des boxeurs de niveau mondial comme Klitschko et Ruiz, eux, ils se relèvent. Là, il faut la compétence technique. Compter sur ma force et ma taille, c’est dur de combattre comme ça. Je n’aurai pas toujours 29 ans. Un jour, mon corps n’arrivera plus à donner la même énergie. Donc, il faut apprendre la science de la boxe. Vous êtes encore dans la force de l’âge du boxeur. Avez-vous pensé à ce que vous ferez à 40 ans, à l’orée de la seconde moitié de votre vie ? Je ne sais pas si je boxerai mais je serai là pour aider, lever des fonds, soutenir les pauvres. C’est important. Je parlerai en public parce que tout le monde a besoin d’espoir. Et je serai peut-être à Finchley [Boxing Club] de temps en temps pour donner un coup de main aux jeunes espoirs de la boxe. Mais je ne pense pas que je tournerai dans le monde de la boxe à dire « J’étais mieux quand je boxais », plein de rage. J’évite ce genre de choses. Enfin, quel serait votre conseil à un jeune boxeur ? Un seul ? Oublie l’idée d’un plan B. Fais de la boxe ta vie, tout dans ta vie. Parce que cette voie exige que tu brûles le pont que tu viens de traverser. Pas de retour en arrière. 3+2726b:,//,+,5$.$:$(7*867 40

 

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Land Rover est synonyme de véhicule aux performances d’exception. C’est aussi un état d’esprit où curiosité, sens de l’exploration et capacité à l’émerveillement irriguent chaque aventure. Retrouvez cette approche dans ce Land Rover Magazine : de la rencontre sur la côte hollandaise entre le Land Rover Discovery et un troupeau sorti de l’Âge de glace à un périple californien en Range Rover Evoque parmi les pionniers de l’innovation en architecture écologique.

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